Les bons conseils d'un inventeur
Par Veronique, mercredi 13 septembre 2006 à 11:48 :: Conseils Pratiques :: #25 :: rss
La semaine dernière, nous vous présentions brièvement Ivan Jager, l'un des 2 gagnants du concours de l'innovation de Téléshopping 2002. Depuis nous l'avons rencontré pour l'interroger sur son parcours atypique d'inventeur...
Alors lisez-vite cette aventure et découvrez de nombreux conseils !
1- Comment avez vous fait le pas de présenter cette invention au concours de l’innovation ?
C’est un ami qui m’a conseillé d’appeler Téléshopping pour la distribution du produit. En allant sur le site, j’ai découvert l’existence du concours de l’innovation Téléshopping. J’ai donc téléchargé le dossier et l’ai rempli. Ca s’est fait très rapidement.
2- Racontez-nous quel a été votre parcours pour rendre possible la commercialisation, la fabrication en série de votre produit ?
A l’origine, je suis plutôt dans l’artisanat, je ne connaissais absolument pas la fabrication industrielle. Obtenir la dimension industrielle d’une invention a été toute la difficulté pour moi. J’ai mis énormément de temps parce que j’ai été très mal conseillé ; on va à la chambre de commerce, à la chambre des métiers, on va à l’ANVAR. Petit à petit, j’ai rencontré des gens qui m’ont aidé à créer le produit. Le produit était très différent initialement. L’objectif de cette phase d’industrialisation du produit a été de le simplifier au maximum parce que très vite j’ai compris qu’on avait trop tendance à faire des produits compliqués à l’utilisation et que si on voulait rencontrer un certain succès commercialement, il fallait que ce soit simple, très simple d’utilisation afin d’être compris par tous.
Il a donc fallu que je trouve un fabricant à moule, un fabricant de crayons, les mètres afin de réunir tous les corps de métier nécessaires à la production. J’en profite pour rendre un réel hommage aux industriels qui sont des gens super, très courageux. Ils ont été exceptionnels et ont permis de résoudre rapidement les problèmes de fabrication auxquels nous étions confrontés.
3- Votre invention est aujourd’hui largement commercialisée et remporte un vif succès. En dehors de Téléshopping où êtes-vous commercialisé ? Que faîtes-vous aujourd’hui ? Avez-vous de nouvelles inventions en cours ?
Depuis le début, j’essaie de travailler avec des magasins indépendants, parce qu’il est très compliqué pour un petit fabricant solitaire comme moi de rentrer dans les très gros réseaux de distribution. Le cas de Téléshopping est un cas unique qui permet à nous, microbes, car je suis si petit que l’on pourrait me comparer à un microbe, d’être distribué et d’avoir une visibilité énorme. C’est une image de marque très sérieux Téléshopping. La grande distribution n’est pas très accessible et les conditions qu’elle impose sont dures pour des petits inventeurs comme moi.
Aujourd’hui je ne m’occupe que du speed tracer. Ca a radicalement changé ma vie. Il y a encore beaucoup de travail sur le speed tracer notamment dans sa distribution et dans la présentation que j’en fait aux entreprises. Depuis un an j’en vis, même si je ne suis pas encore très riche !
J’ai envie de continuer dans cette voix. Le premier client qui est venu acheté mon premier speed tracer, j’avais envie de l’embrasser ! J’ai également d’autres idées d’inventions en tête mais elles sont encore trop spécifiques et il faudrait qu’elles s’adressent à un plus grand nombre de personnes. Mais j’ai 2 ou 3 idées qui me trottent dans la tête depuis longtemps mais je ne suis pas assez avancé dans mes démarches pour pouvoir déjà vous en parler !
4- Quels conseils donneriez-vous aux inventeurs qui aujourd’hui veulent se lancer ?
Ca peut vous surprendre mais je constate qu’il faut avant tout s’écouter soi même. Les gens qui n’y connaissent rien comme moi ont tendance à douter d’eux-mêmes et à demander conseil au premier venu. Ils sont souvent mal conseillés car c’est très facile de donner des conseils, encore faut-il qu’ils soient bons !
Donc le premier conseil que je donnerais, c’est de se concentrer sur son produit et sur son idée et de bien réfléchir. Ce n’est pas forcément raisonner de manière pousser mais aller davantage rencontrer des personnes comme des chefs d’entreprises, discuter avec d’anciens inventeurs... Et je conseillerais de ne pas engager d’argent trop tôt dans les brevets ou les développements infernaux.
5- De quelle invention auriez-vous aimé être le père ?
Le procédé de la vaccination. Pour son utilité. Il s’agit bien pour moi d’une très grande invention et j’avoue que j’aurais aimé être à la place du docteur Edward Jenner. C’est la manière dont il l’a trouvé qui m’a toujours épaté.
Pour moi, ce qui est moteur dans mes inventions, c’est la finalité de l’invention.
6- Inventer, en quelques mots, pour vous c’est quoi ?
Pour moi, inventer c’est découvrir un problème. Dès que vous avez découvert un problème, vous avez une possibilité de solutions. Vous savez, c’est comme les conseils du prof de maths qui vous explique que lorsque vous avez bien lu et compris un problème, vous l’avez résolu à 50%.
Pour commander le mètre traceur, cliquez ici
C’est un ami qui m’a conseillé d’appeler Téléshopping pour la distribution du produit. En allant sur le site, j’ai découvert l’existence du concours de l’innovation Téléshopping. J’ai donc téléchargé le dossier et l’ai rempli. Ca s’est fait très rapidement.
2- Racontez-nous quel a été votre parcours pour rendre possible la commercialisation, la fabrication en série de votre produit ?
A l’origine, je suis plutôt dans l’artisanat, je ne connaissais absolument pas la fabrication industrielle. Obtenir la dimension industrielle d’une invention a été toute la difficulté pour moi. J’ai mis énormément de temps parce que j’ai été très mal conseillé ; on va à la chambre de commerce, à la chambre des métiers, on va à l’ANVAR. Petit à petit, j’ai rencontré des gens qui m’ont aidé à créer le produit. Le produit était très différent initialement. L’objectif de cette phase d’industrialisation du produit a été de le simplifier au maximum parce que très vite j’ai compris qu’on avait trop tendance à faire des produits compliqués à l’utilisation et que si on voulait rencontrer un certain succès commercialement, il fallait que ce soit simple, très simple d’utilisation afin d’être compris par tous.
Il a donc fallu que je trouve un fabricant à moule, un fabricant de crayons, les mètres afin de réunir tous les corps de métier nécessaires à la production. J’en profite pour rendre un réel hommage aux industriels qui sont des gens super, très courageux. Ils ont été exceptionnels et ont permis de résoudre rapidement les problèmes de fabrication auxquels nous étions confrontés.
3- Votre invention est aujourd’hui largement commercialisée et remporte un vif succès. En dehors de Téléshopping où êtes-vous commercialisé ? Que faîtes-vous aujourd’hui ? Avez-vous de nouvelles inventions en cours ?
Depuis le début, j’essaie de travailler avec des magasins indépendants, parce qu’il est très compliqué pour un petit fabricant solitaire comme moi de rentrer dans les très gros réseaux de distribution. Le cas de Téléshopping est un cas unique qui permet à nous, microbes, car je suis si petit que l’on pourrait me comparer à un microbe, d’être distribué et d’avoir une visibilité énorme. C’est une image de marque très sérieux Téléshopping. La grande distribution n’est pas très accessible et les conditions qu’elle impose sont dures pour des petits inventeurs comme moi.
Aujourd’hui je ne m’occupe que du speed tracer. Ca a radicalement changé ma vie. Il y a encore beaucoup de travail sur le speed tracer notamment dans sa distribution et dans la présentation que j’en fait aux entreprises. Depuis un an j’en vis, même si je ne suis pas encore très riche !
J’ai envie de continuer dans cette voix. Le premier client qui est venu acheté mon premier speed tracer, j’avais envie de l’embrasser ! J’ai également d’autres idées d’inventions en tête mais elles sont encore trop spécifiques et il faudrait qu’elles s’adressent à un plus grand nombre de personnes. Mais j’ai 2 ou 3 idées qui me trottent dans la tête depuis longtemps mais je ne suis pas assez avancé dans mes démarches pour pouvoir déjà vous en parler !
4- Quels conseils donneriez-vous aux inventeurs qui aujourd’hui veulent se lancer ?
Ca peut vous surprendre mais je constate qu’il faut avant tout s’écouter soi même. Les gens qui n’y connaissent rien comme moi ont tendance à douter d’eux-mêmes et à demander conseil au premier venu. Ils sont souvent mal conseillés car c’est très facile de donner des conseils, encore faut-il qu’ils soient bons !
Donc le premier conseil que je donnerais, c’est de se concentrer sur son produit et sur son idée et de bien réfléchir. Ce n’est pas forcément raisonner de manière pousser mais aller davantage rencontrer des personnes comme des chefs d’entreprises, discuter avec d’anciens inventeurs... Et je conseillerais de ne pas engager d’argent trop tôt dans les brevets ou les développements infernaux.
5- De quelle invention auriez-vous aimé être le père ?
Le procédé de la vaccination. Pour son utilité. Il s’agit bien pour moi d’une très grande invention et j’avoue que j’aurais aimé être à la place du docteur Edward Jenner. C’est la manière dont il l’a trouvé qui m’a toujours épaté.
Pour moi, ce qui est moteur dans mes inventions, c’est la finalité de l’invention.
6- Inventer, en quelques mots, pour vous c’est quoi ?
Pour moi, inventer c’est découvrir un problème. Dès que vous avez découvert un problème, vous avez une possibilité de solutions. Vous savez, c’est comme les conseils du prof de maths qui vous explique que lorsque vous avez bien lu et compris un problème, vous l’avez résolu à 50%.
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