« Pour moi, ce n’était pas une première, nous confie Nathalie Panciatici. J’avais déjà participé à l’émission de Julien Courbet « Sans aucun doute ». La télévision, je trouve ça très impressionnant et j’étais loin d’être à l’aise. Mais l’équipe de Laurent Cabrol est vraiment très sympathique et a su me détendre. » Totalement ravie, Nathalie Panciatici est bien consciente que son prix est un formidable tremplin pour son projet, déjà bien avancé puisque des prototypes ont été réalisés et que l’homologation puériculture est en cours. Le produit fini devrait être commercialisé en avril prochain. Mais avant d’en arriver là, Nathalie parle d’un vrai parcours du combattant : « il faut vraiment y croire et s’accrocher car on se sent vraiment seul. Les courriers que j’ai adressés à la Chambre de Commerce et aux autres instances de ma région sont restés lettres mortes. J’ai fait moi-même mon étude de marché, en faisant appel à des amis qui ont testé la réaction des consommateurs en grandes surfaces. J’ai démarché beaucoup de fabricants, j’ai envoyé des dossiers jusqu’aux Etats-Unis. Cela m’a pris un temps considérable et m’a coûté beaucoup d’argent. J’ai tenu bon et je tiens encore bon parce que je crois en mon idée et que je veux aller jusqu’au bout ».



« J’ai trouvé l’expérience très intéressante. Je n’étais pas vraiment stressé mais plutôt curieux de découvrir un plateau de télé, nous dit Bernard Bonpain. Il y avait une très bonne ambiance. Je suis vraiment heureux d’avoir gagné. J’espère que ça va faire avancer mon projet » . Pour l’instant, Bernard Bonpain, qui a réalisé lui-même plusieurs prototypes, continue à prendre contact avec des fabricants, particulièrement des équipementiers automobiles, comme Automax à Saint-Malo. Et il doit également faire homologuer son invention. « Depuis que j’ai gagné, j’ai actualisé ma plaquette de présentation, en mentionnant le prix que j’ai reçu. Peut-être que ça va débloquer les choses car jusqu’à présent mon projet avance lentement. Le fait d’avoir été primé et d’avoir maintenant un distributeur est un atout important ». Tout comme Nathalie, Bernard reconnaît qu’il se sent seul, sans personne pour lui mettre le pied à l’étrier et que ce n’est pas facile d’ouvrir les portes des entreprises. « De plus, il n’existe aucune aide de l’Etat pour des particuliers comme moi. C’est dommage parce que j’ai d’autres idées en tête mais je n’ai pas les moyens de les développer tant que mon projet n’a pas abouti »