I’NOV : le Festival qui donne de l’avenir à l’innovation
Par Veronique, vendredi 11 juillet 2008 à 18:40 :: ActualitĂ©s :: #265 :: rss
Rencontre avec Stephan Boschat, Directeur de Transtech Aquitaine et Secrétaire Général de la FNAFI (Fédération Nationale des Associations Françaises d’Inventeurs)
Comment est née l’idée de créer un festival de l’innovation ?
Depuis plus de vingt ans, Transtech Aquitaine accompagne et encourage les petits porteurs de projets, pour lesquels il n’existe aucune manifestation qui leur soit facilement accessible. Les salons professionnels sont certes intéressants pour présenter des innovations mais le coût des stands est prohibitif. Nous avons donc décidé de créer il y a quatre ans un salon où les simples inventeurs pourraient exposer, présenter leurs projets, en leur proposant des stands à moins de 150 €, voire gratuits pour les personnes au chômage ou à faibles moyens.
On peut donc considérer ce festival comme un tremplin pour les petits inventeurs ?
C’est exactement notre objectif. Et c’est pourquoi nous avons voulu faire de ce festival une manifestation rassemblant tous les acteurs de l’innovation : les inventeurs, les entreprises , les pépinières, les incubateurs, les technopoles, l’INPI… En favorisant les échanges, en faisant se rencontrer des expertises complémentaires, nous avons l’ambition de créer une vraie dynamique pour que les projets se concrétisent.. En 2007, plus de 50% des exposants ont rencontré des partenaires. Autre point très important : les inventeurs peuvent tester leurs projets auprès du grand public, en vendant par exemple des pré-séries. Ils ont ainsi très vite un verdict sur le potentiel d’intérêt et donc de succès de leurs créations.
Vous avez des exemples ?
Oui, bien sûr. Je pense notamment à Gilles Labardin, inventeur, designer, artiste autodidacte, qui a présenté au Festival I’NOV 2007 le Port’Ailes, un portail qui se déplie en éventail. Il a bénéficié de l’appui du Conseil Général du Lot et Garonne et de Transtech pour la rédaction du brevet, du concours du département ingénierie d’une entreprise pour la réalisation d’un prototype. Aujourd’hui, un contrat de concession de licence a été signé et le Port’Ailes est fabriqué industriellement. Les premiers modèles ont déjà été livrés.
Quelles sont les grandes lignes du programme du Festival I’NOV 2008 ?
Au delà des projets exposés, nous allons avoir également des conférences autour de trois thématiques : - les parcours de réussite, à travers des témoignages d’industriels, d’inventeurs qui racontent leurs expériences, - comment organiser le développement d’un projet innovant, avec l’intervention de spécialistes, juristes, ingénieurs, industriels, pour savoir par exemple à quel moment déposer un brevet et pour quelles raisons, comment réaliser un prototype … - comment utiliser au mieux le réseau innovation, c’est-à -dire les diverses structures institutionnelles qui existent pour aider très concrètement les inventeurs à développer leurs projets et à devenir entrepreneurs.
Pouvez-vous nous parler de la dimension internationale de I’NOV ?
Dès la création du Festival, nous avons souhaité l’ouvrir sur le monde. Les inventeurs forment une communauté en ceci qu’ils rencontrent les mêmes problématiques, quel que soit leur pays. Nous avons ainsi accueilli l’an dernier une délégation d’inventeurs de Taïwan, qui a fait l’effort de ce long voyage pour trois jours, ce qui bien sûr nous conforte dans la pertinence de notre mission. Cette année, c’est le Québec qui sera à l’honneur, à l’occasion de la célébration de ses 400 ans. Nous entretenons également des liens étroits avec l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, la Croatie, des pays en plein développement qui accordent une place importante à l’innovation.
Existe-t-il des tendances dans le domaine de l’innovation, comme il peut y en avoir dans le design par exemple ?
Oui, il y a une actualité de l’innovation, en liaison avec l’évolution de nos sociétés. Aujourd’hui, beaucoup de projets concernent les énergies renouvelables et l’éco-habitat. Le Festival 2008 va d’ailleurs consacrer une part importante à des projets très innovants dans ce domaine. Il est frappant de constater que des inventions considérées il y a quelques années comme loufoques sont aujourd’hui prises au sérieux. Je pense à la voiture à air comprimé, inventée par Guy Nègre et qui est en cours de fabrication chez le grand constructeur automobile indien Tata.
D’une manière générale, pensez-vous que les inventeurs ont de l’avenir ?
Bien sûr. L’image de l’inventeur doux rêveur, de l’original farfelu absolument à côté de la réalité est de plus en plus fausse. Aujourd’hui, un inventeur qui a un projet vraiment sérieux, qui bénéficie de conseils et d’aides auprès de structures comme Transtech, la FNAFI, OSEO* a de bonnes chances de réussir. Il y a beaucoup plus d’inventeurs qui réussissent et vivent de leurs inventions qu’on ne le croit. Je conseille à cet égard la lecture du livre « Réussites d’inventeurs » de Gérard Calamini, qui sera présent au Festival.









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Commentaires
1. Le jeudi 24 juillet 2008 à 18:58, par Christophe
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