Lors de notre interview de l’année dernière, le premier exemplaire du Velaqua était sur le point de sortir d’usine. Où en est-il aujourd’hui ?
« En fait, il n’est pas sorti. J’ai eu des problèmes de financement, que j’ai mis beaucoup de temps à résoudre. Fort heureusement, une banque a décidé de me suivre, la Société Générale, en m’accordant un prêt de 370 000 €, garanti par la Région Ile-de-France et Oséo. Cela m’a permis de relancer mon projet. J’ai fait fabriquer le moule en Chine, à Shanghai. J’y pars d’ailleurs dans les jours qui viennent pour la sortie du premier modèle du Velaqua. Entre temps, il a été complètement redesigné par la société nantaise « Part de rêve ».

Au total, votre projet vous a demandé un investissement de quel montant ?
Environ 600.000 €. Quant au temps, impossible de l’estimer car dans ce domaine, il faut savoir dépenser sans compter

Quand allez-vous commercialiser le Velaqua ?
Dès janvier 2009. J’ai déjà des acheteurs potentiels, notamment dix acheteurs recrutés lors du dernier Salon de Lyon, dont huit étrangers. Et je serai présent au salon nautique de Paris, du 5 au 14 décembre prochain, ce qui devrait me permettre de décrocher des commandes.

Quels clients pensez-vous conquérir ?
Ma cible est très large. Je suis en contact avec des centres de thalassothérapie, avec des stations balnéaires qui veulent animer leurs plages l’été. Les clubs d’aquagym, les centres de rééducation motrice sont également intéressés. Et bien sur le grand public car le Velaqua est un loisir à part entière, en piscine ou au bord de la mer.

Avez-vous d’autres projets en cours ?
Non, je me consacre entièrement au développement de mon produit car j’ai l’ambition de le commercialiser dans le monde entier. D’où la création début janvier de trois emplois, avec le recrutement d’un directeur commercial et d’une secrétaire, moi-même étant en charge du développement technique. Je vais notamment mettre au point la fabrication du modèle de Velaqua pour handicapés, avec l’adjonction d’un fauteuil et de deux petits moteurs électriques. Et je projette de participer à des salons à l’étranger, comme ceux de Miami ou de Singapour.

A partir du 15 décembre 2008, découvrez le tout nouveau site d’Yves Coffournic sur www.levelaqua.com. * voir l’article du mardi 11 septembre 2007 dans la rubrique archives