Rencontre avec Fabien Christmann, concepteur du plateau tournant pour automobiles
Par Veronique, jeudi 10 septembre 2009 à 17:56 :: Paroles d'inventeurs :: #405 :: rss
L’utilité et l’ingéniosité de son invention sautent aux yeux : un plateau tournant sur lequel la voiture pivote facilement, ce qui simplifie au maximum les manoeuvres délicates.
Retour sur un parcours, qui n’a pas été sans embûches mais qui, à force de travail et d’opiniâtreté, est aujourd’hui sur la bonne voie.Première question, incontournable : comment avez-vous eu l’idée de ce plateau tournant ?
Tout simplement parce que j’ai été concrètement confronté au problème. J’avais une petite maison dans l’arrière-pays niçois, accessible par une route escarpée et, une fois arrivé là -bas, je n’avais pas la place de faire demi-tour. Je devais repartir en marche arrière. Je me suis dit qu’un jour, je mettrais au point mon idée. J’ai décidé à 49 ans de me lancer dans l’aventure.
Comment avez-vous développé votre projet ?
J’ai travaillé à un premier système de plateau tournant, en faisant appel à un bureau d’études, qui a réalisé plusieurs prototypes. Cela a nécessité un gros investissement, d’environ 300 000 €. Mais ça m’a permis de pouvoir présenter mon invention dans les salons, avec l’appui de Transtech Aquitaine. Et de me faire remarquer.
Vous avez tout de suite intéressé le public ?
Oui, j’ai même été l’attraction de beaucoup de salons, dont celui de Pau. Pour la centième de la Foire de Paris, 800 000 personnes sont passées sur mon stand. J’ai eu l’honneur de remporter la médaille d’or au concours Lépine 2004, ce que les media ont relayé, notamment TF1 et le journal Le Monde.
À quelles difficultés particulières vous êtes-vous heurté ?
Elles sont de deux types. D’une part, je n’avais pas les moyens au début de commercialiser mon produit, malgré le succès qu’il rencontrait auprès du public. Je n’avais ni ordinateur, ni site internet, ni brochures de documentation. Et j’ai raté beaucoup de commandes. D’autre part, j’ai fait des salons professionnels, avec l’idée de vendre l’exclusivité de la vente de mon produit à des acheteurs étrangers. Beaucoup se montraient intéressés mais en fait, ils ont copié mon produit et l’ont fabriqué chez eux. Même un brevet international, que je n’ai pas déposé, ne m’aurait pas mis à l’abri de ce genre de pratiques. C’est un vrai problème pour les inventeurs.
Comment en êtes-vous arrivé à commercialiser votre produit via votre société Faberi Park ?
Je n’étais pas totalement satisfait de mes premiers modèles et j’ai décidé de reprendre tout seul mes recherches pour améliorer mon invention. J’ai complètement revu et corrigé le plateau, pour arriver à un produit beaucoup plus léger, plus facile à transporter et à installer, ce qui m’a permis de réduire les coûts. J’ai trouvé des industriels partenaires qui me suivent et parviennent à serrer leur prix de production. Aujourd’hui, je suis arrivé à ce que je voulais : pouvoir proposer mon produit à un prix abordable au plus grand nombre de gens.
Je crois mĂŞme que vous livrez votre plateau en kit ?
Oui, tout à fait. Le montage ne nécessite que deux clés de seize et ne demande aucune compétence particulière. Je tiens à souligner que tout est fabriqué en France, ce qui prouve que l’on peut arriver à être compétitif sans avoir recours à la délocalisation.
Quelles sont vos perspectives de développement ?
Je me concentre sur le marché français. Je pense que mon produit s’adresse aussi bien aux professionnels (garages, compagnies de taxis ou d’ambulances par exemple) qu’aux particuliers qui ont peu de place pour garer leur véhicule, les personnes âgées notamment. J’ai même un exemple concret d’une personne qui voulait vendre sa maison. L’agent immobilier lui a dit que l’accès difficile pour les voitures dépréciait son bien. Il a dépensé 10 000 € pour installer un plateau roulant et son bien a été estimé à 100 000 € de plus !
Pour en savoir plus : www.faberipark.fr

Tout simplement parce que j’ai été concrètement confronté au problème. J’avais une petite maison dans l’arrière-pays niçois, accessible par une route escarpée et, une fois arrivé là -bas, je n’avais pas la place de faire demi-tour. Je devais repartir en marche arrière. Je me suis dit qu’un jour, je mettrais au point mon idée. J’ai décidé à 49 ans de me lancer dans l’aventure.
Comment avez-vous développé votre projet ?
J’ai travaillé à un premier système de plateau tournant, en faisant appel à un bureau d’études, qui a réalisé plusieurs prototypes. Cela a nécessité un gros investissement, d’environ 300 000 €. Mais ça m’a permis de pouvoir présenter mon invention dans les salons, avec l’appui de Transtech Aquitaine. Et de me faire remarquer.
Vous avez tout de suite intéressé le public ?
Oui, j’ai même été l’attraction de beaucoup de salons, dont celui de Pau. Pour la centième de la Foire de Paris, 800 000 personnes sont passées sur mon stand. J’ai eu l’honneur de remporter la médaille d’or au concours Lépine 2004, ce que les media ont relayé, notamment TF1 et le journal Le Monde.
À quelles difficultés particulières vous êtes-vous heurté ?
Elles sont de deux types. D’une part, je n’avais pas les moyens au début de commercialiser mon produit, malgré le succès qu’il rencontrait auprès du public. Je n’avais ni ordinateur, ni site internet, ni brochures de documentation. Et j’ai raté beaucoup de commandes. D’autre part, j’ai fait des salons professionnels, avec l’idée de vendre l’exclusivité de la vente de mon produit à des acheteurs étrangers. Beaucoup se montraient intéressés mais en fait, ils ont copié mon produit et l’ont fabriqué chez eux. Même un brevet international, que je n’ai pas déposé, ne m’aurait pas mis à l’abri de ce genre de pratiques. C’est un vrai problème pour les inventeurs.
Comment en êtes-vous arrivé à commercialiser votre produit via votre société Faberi Park ?
Je n’étais pas totalement satisfait de mes premiers modèles et j’ai décidé de reprendre tout seul mes recherches pour améliorer mon invention. J’ai complètement revu et corrigé le plateau, pour arriver à un produit beaucoup plus léger, plus facile à transporter et à installer, ce qui m’a permis de réduire les coûts. J’ai trouvé des industriels partenaires qui me suivent et parviennent à serrer leur prix de production. Aujourd’hui, je suis arrivé à ce que je voulais : pouvoir proposer mon produit à un prix abordable au plus grand nombre de gens.
Je crois mĂŞme que vous livrez votre plateau en kit ?
Oui, tout à fait. Le montage ne nécessite que deux clés de seize et ne demande aucune compétence particulière. Je tiens à souligner que tout est fabriqué en France, ce qui prouve que l’on peut arriver à être compétitif sans avoir recours à la délocalisation.
Quelles sont vos perspectives de développement ?
Je me concentre sur le marché français. Je pense que mon produit s’adresse aussi bien aux professionnels (garages, compagnies de taxis ou d’ambulances par exemple) qu’aux particuliers qui ont peu de place pour garer leur véhicule, les personnes âgées notamment. J’ai même un exemple concret d’une personne qui voulait vendre sa maison. L’agent immobilier lui a dit que l’accès difficile pour les voitures dépréciait son bien. Il a dépensé 10 000 € pour installer un plateau roulant et son bien a été estimé à 100 000 € de plus !
Pour en savoir plus : www.faberipark.fr









Fil articles
Network
Commentaires
1. Le mardi 22 septembre 2009 à 18:05, par Paul
2. Le mardi 6 octobre 2009 à 11:46, par bĂ©atrice
3. Le vendredi 28 janvier 2011 à 17:58, par jnc
4. Le dimanche 6 mars 2011 à 19:55, par flocage tee shirt
Ajouter un commentaire