Tout commence avec la draisienne, inventée en 1817 par le baron allemand Von Drais. C’est un véhicule à deux roue alignées, que l’on fait avancer en poussant sur le sol avec ses pieds. Il est muni d’une sorte de guidon fixe et d’un dirigeoir, levier permettant d’orienter la roue avant. Commercialisée en France sous le nom de vélocipède, la draisienne est bientôt remplacée par des modèles à pédales.



C’est un français, Pierre Michaux (1813-1883), serrurier de son état, qui crée et lance la fabrication des vélocipèdes à « pédicelle », appelés les michaudines. Celles-ci sont munies d’une paire de pédales montées sur l’axe de la roue avant, dont le diamètre est doublé et d’un frein. C’est le succès. Entre 1867 et 1870, la compagnie Michaux emploie 300 ouvriers qui fabriquent 200 vélocipèdes par jour. Les roues jusqu’alors en bois cerclé de fer, sont garnies d’un revêtement de caoutchouc dur. Dans les années 1870, apparaît le grand-bi, avec une roue avant d’un très grand diamètre, l’intérêt étant d’augmenter la distance parcourue par un tour de pédale. L’engin est cependant instable et inconfortable. C’est à la même époque que le vélocipède prend le surnom de « petite reine », en raison de l’engouement de la reine des Pays-Bas pour ce nouveau mode de transport.

Après la guerre de 1870, c’est l’Angleterre qui innove et perfectionne le vélocipède. John Kemp Starley (1854-1901) met au point la bicyclette de sécurité, avec des roues de taille raisonnable et surtout, grande nouveauté, une transmission par chaîne, avec un engrenage plus grand à l’avant (le plateau) que celui à l’arrière (le pignon), afin de faire tourner la roue arrière plus vite que les pédales ne tournent. La bicyclette de sécurité est l’ancêtre de nos vélos actuels, surtout après que l’écossais John Boy Dunlop (1840-1921) eut inventé en 1888 le pneumatique.

Dans les années 1890, la bicyclette devient un produit industriel, ce qui la rend abordable aux ouvriers, leur donnant une autonomie de déplacement pour se rendre à leur travail. Avec l’instauration des congés payés en 1936, la bicyclette devient un objet de loisir. Aujourd’hui, elle reste le moyen de locomotion le plus utilisé au monde.