Qu’est-ce qui vous a donnĂ© l’idĂ©e de concevoir ce meuble de tri sĂ©lectif ?
Deux choses : ma conviction que nous allons devoir, dans les annĂ©es qui viennent, trier nos dĂ©chets bien plus sĂ©rieusement qu’aujourd’hui et le constat qu’il n’existait rien de vraiment conçu pour le faire. Certes, il existe des poubelles de tri, Ă  deux ou trois bacs, mais de faible contenance tout en Ă©tant encombrantes. Mon projet initial Ă©tait de crĂ©er un vrai mini-centre de tri Ă  la maison, rendant moins contraignante une dĂ©marche Ă©cologique devenue une nĂ©cessitĂ©.

Comment se présente donc ce mini centre de tri ?
C’est une colonne sur pieds rĂ©glables, de 2m 08 de haut, 40 cm de large et 60 cm de profondeur, avec un vide sanitaire pour pouvoir la plaquer et la fixer au mur, en laissant accessible les prises de courant par exemple. Elle comporte sept bacs amovibles, de bas en haut : - le bac dĂ©chets organiques ( 60 litres) et le bac papiers et cartons ( 30 litres) - le bac verre (48 litres) - le bac mĂ©tal (48 litres) - le bac plastique (48 litres) - le bac piles (7 litres ) et le bac bouchons plastiques (20 litres)

Quels sont ses grands avantages pratiques ?
La contenance des bacs tout d’abord, qui a Ă©tĂ© calculĂ©e pour Ă©viter un vidage trop frĂ©quent, notamment pour le verre et le plastique. Par exemple, le bac verre peut recevoir 16 bouteilles classiques de 30cm de haut. Le bac dĂ©chets organiques accueille des sacs poubelle de 60 litres, une contenance bien adaptĂ©e Ă  une famille type de 4 personnes.
Ensuite, l’accessibilitĂ© : les bacs les plus vite remplis sont placĂ©s en bas. Le bac plastique a une ouverture latĂ©rale pour faciliter l’évacuation. Par ailleurs, les tiroirs s’ouvrent et se ferment par une simple pression sur leur façade. Autre point trĂšs important : l’hygiĂšne. GrĂące aux bacs amovibles, vous n’ĂȘtes jamais en contact direct avec les dĂ©chets au moment de leur vidage. Le bac dĂ©chets organiques est parfaitement hermĂ©tique, afin d’éviter les mauvaises odeurs. Enfin, l’esthĂ©tique. Je tenais beaucoup Ă  ce que mon centre de tri ne ressemble pas Ă  une poubelle gĂ©ante. Et le fait de l’avoir dotĂ© d’une horloge numĂ©rique renforce son aspect meuble de cuisine.



OĂč en ĂȘtes-vous aujourd’hui dans le dĂ©veloppement de votre projet ?
J’ai fait rĂ©aliser un modĂšle de dĂ©monstration, en agglomĂ©rĂ© plaquĂ©, prĂ©-dĂ©coupĂ© et prĂ©-percĂ© en usine et que j’ai ensuite assemblĂ©. Cela m’a permis en 2009 de prĂ©senter GaĂŻa au grand public lors du forum Agenda 21 Ă  MĂ©rignac et aux professionnels dans le cadre du salon INOV PRO, organisĂ© par Transtech Aquitaine. Je dois dire que mon invention a reçu un accueil trĂšs favorable et que des personnes Ă©taient prĂȘtes Ă  me passer des commandes. Je ne les ai pas prises car je suis vraiment au dĂ©but de l’aventure. J’ai dĂ©posĂ© mon brevet en mars 2009 et j’ai envoyĂ© un dossier de prĂ©sentation aux grands constructeurs de cuisine, aux cuisinistes Ă©galement. Pour l’instant, je n’ai rĂ©pondu qu‘à une demande de particulier. C’est vraiment du sur-mesure et Ă©videmment, ça a un coĂ»t, qu’une fabrication en grande sĂ©rie permettrait de rĂ©duire de beaucoup. Aujourd’hui, je recherche un partenaire industriel qui offrirait des capacitĂ©s de production et de distribution intĂ©ressantes.

Comment votre projet s’inscrit-il dans votre parcours professionnel ?
Comme une nouvelle Ă©tape, complĂ©mentaire des autres. Vous savez, j’ai un parcours trĂšs ouvert. J’ai d’abord Ă©tĂ© cuisinier dans un restaurant Ă©toilĂ© avant de quitter le monde de la cuisine pour m’orienter vers des activitĂ©s commerciales et de monter, il y a six ans, une entreprise de conseil en gestion et d’édition de progiciels de gestion. Aujourd’hui, j’ai aussi envie de mettre mes idĂ©es au service d’une cause citoyenne, la prĂ©servation de l’environnement, avec des solutions simples qui apportent un rĂ©el service Ă  leurs utilisateurs.